
Le Cabinet Avantage Coaching vous souhaite des bonnes vacances !
Les vacances, qu’en disent les philosophes ?
Aristote : Le loisir comme temps noble de l’esprit
Pour Aristote, le loisir (scholé) ne désigne pas simplement un temps de repos, mais constitue une condition essentielle à la vie philosophique. Ce mot grec, à l’origine des termes « école » en français et school en anglais, renvoie à un moment privilégié de réflexion, d’apprentissage et de développement intellectuel. Dans cette optique, les vacances peuvent être envisagées comme un espace propice à la contemplation, à l’enrichissement personnel et à l’élévation de l’esprit.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Matthieu Dubost – Aristote, savoirs et méthodes – Aristote, de l’être à l’acte
Épicure : Le bonheur dans la simplicité
Épicure valorise une vie fondée sur le plaisir mesuré, où la paix de l’âme (ataraxie) et l’absence de souffrance priment. Pour lui, les vacances idéales ne sont pas synonymes d’excès, mais d’un retour aux plaisirs simples, naturels et authentiques. Se retirer du tumulte pour goûter à la tranquillité devient ainsi un acte philosophique.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Christophe Perrin – L’épicurisme antique
Pascal : Le divertissement comme fuite de soi
Blaise Pascal voit dans le divertissement une manière pour l’homme d’éviter de penser à sa condition mortelle. Les loisirs, y compris les vacances, peuvent donc être perçus comme une échappatoire. Toutefois, bien orientés, ces moments de pause pourraient aussi offrir une opportunité d’introspection et de confrontation lucide avec notre humanité.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Emmanuel Boissieu – Pascal, une philosophie du paradoxe
Descartes : Vacances et liberté de penser
René Descartes, célèbre pour son cogito, accorde une place centrale à l’exercice de la pensée. Les vacances peuvent être vues, selon cette perspective, comme un temps libéré des contraintes pratiques, propice à la méditation, à l’exploration intellectuelle, et au repos de l’esprit. Un moment pour penser plus librement.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Jean-Christophe de Nadaï – Pascal, Descartes et les philosophies du sujet
Nietzsche : Vivre les vacances avec intensité
Nietzsche prône un dépassement de soi permanent, à l’image de son idéal du surhomme. Les vacances, loin d’être une simple parenthèse de repos, sont l’occasion de se revitaliser, de célébrer la vie et d’affirmer son individualité avec énergie, créativité et intensité.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Olivier Perru – Nietzsche, la philosophie comme médecine
Kant : Le devoir dans la liberté
Kant, fidèle à son impératif catégorique, verrait les vacances comme un moment où l’individu exerce son autonomie morale. Il ne s’agit pas seulement de se détendre, mais de choisir librement et rationnellement la manière d’occuper ce temps, en recherchant un équilibre entre plaisir et devoir.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Emmanuel Boissieu – Kant, une philosophie de la liberté
Schopenhauer : Une échappée à la souffrance
Dans une vision schopenhauerienne du monde dominée par la souffrance, les vacances représenteraient un répit provisoire, une échappée hors du cycle incessant des désirs et des frustrations. Elles offrent une parenthèse de calme dans une existence marquée par la douleur.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Mindaralew Zewdie (in English) – The Matrix of Resonance
Heidegger : Être-là et authenticité
Pour Heidegger, les vacances pourraient être un moment de rencontre avec son « être-là » (Dasein), un temps de recul face à la frénésie du quotidien. C’est l’occasion de réfléchir à sa propre existence, de rechercher une forme d’authenticité et de se reconnecter avec l’essentiel.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Maxime Allard – Le problème philosophique de l’espace dans « Être et Temps »
Hannah Arendt : Créer du sens hors du cycle du travail
Dans La Condition de l’homme moderne, Arendt distingue le travail, lié à la survie, de l’œuvre, tournée vers la création durable. Les vacances peuvent alors être vues comme une échappée hors du cycle répétitif du travail, permettant à l’individu de se consacrer à des activités enrichissantes ou créatives.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Marion Muller-Collard – Arendt, la promesse et le pardon
Camus : Vacances face à l’absurde
Albert Camus, dans Le Mythe de Sisyphe, met en lumière l’absurdité de la condition humaine. Les vacances peuvent ainsi devenir un moment crucial pour réfléchir, faire face à cette absurdité, et peut-être retrouver un sens ou une forme de liberté dans l’intervalle du quotidien.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Jorel François – Dieu et le mal
Sartre : La liberté en action
Sartre, figure de l’existentialisme, rappelle que l’homme est condamné à être libre. Les vacances sont alors un moment intense de choix existentiel, où l’individu, débarrassé des cadres sociaux, peut décider librement comment vivre ce temps et affirmer son autonomie.
→ Pour aller plus loin avec la prof. Émilie Touchant – Sartre et l’engagement
Simone de Beauvoir : Créer du sens
Simone de Beauvoir, partageant l’approche existentialiste de Sartre, pourrait considérer les vacances comme une opportunité de réflexion sur sa propre vie, son avenir et l’usage de sa liberté. Un temps pour donner du sens à l’existence en dehors des contraintes imposées.
Bergson : Le temps retrouvé
Henri Bergson, en distinguant le temps mesuré du temps vécu, verrait dans les vacances un moment où l’on sort de la cadence mécanique du quotidien. On y fait l’expérience d’un temps intérieur, plus fluide, plus qualitatif, favorisant la reconnexion à soi-même.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Jérôme Meyniel – Introduction à la pensée de Bergson
→ Avec le Dr. Ioulia Podoroga – Bergson, introduction à la philosophie de l’image
Foucault : Suspendre le pouvoir
Foucault, qui analyse les mécanismes de pouvoir dans la société, pourrait voir les vacances comme une suspension temporaire de ces dispositifs. Ce temps à part permettrait à l’individu de s’affranchir, momentanément, des normes sociales et de redéfinir sa subjectivité.
→ Pour aller plus loin avec le Dr. Emmanuel Boissieu – Foucault, penseur de la norme
Bauman : Vacances et société liquide
Dans sa critique de la modernité liquide, Zygmunt Bauman verrait les vacances comme une manifestation de liberté dans un monde instable. Mais il en dénoncerait aussi la marchandisation : dans une société de consommation, les vacances peuvent perdre leur potentiel libérateur en devenant un produit de plus.
Erich Fromm : Être plutôt qu’avoir
Erich Fromm, critique de la société matérialiste, valorise l’« être » par rapport à l’« avoir ». Les vacances seraient pour lui un moment idéal pour cultiver des relations authentiques, se recentrer sur l’essentiel, et vivre pleinement, en se détachant de la logique de possession.
En résumé : Ces multiples regards philosophiques montrent que les vacances ne sont jamais neutres : elles peuvent être vécues comme une pause, un refuge, un terrain d’expérimentation ou encore un moment d’élévation. Selon la pensée que l’on embrasse, elles deviennent un miroir de notre rapport au monde, à soi et au temps.
Source : Domuni Universitas, Toulouse
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